Publié le 23/06/2009 à 19:07 par lynotte
Les couleurs....
Il y en a plein dans ma tête,
lorsque je pars en voyage dans mes mondes imaginaires.
Est ce pour créer un équilibre
lorsque la réalité est trop dure?
Certainement.
Qu'il est difficile de garder une âme d'enfant,
et pourtant,
comme c'est magique!
Dès que la porte se ferme,
un passage s'ouvre sur un autre lieu.
Là, tout peut changer, bouger, danser,
rien n'est immobile.
Les notes de musiques sentent bon,
les fleurs volent merveilleusement,
la mer souffle,
et le soleil chante.
Le vent mouille
lorsque la pluie réchauffe,
les arbres parlent et les ruisseaux écoutent.
Les nuages sont des tapis chatoyants
sur lesquels on peut s'allonger
et contempler d'en haut
la vie ici bas.
Les dômes des montagnes
sont de merveilleuses glaces à déguster,
la forêt, une mer où se baigner.
Alors pourquoi se priver de ce monde merveilleux?
Il n'est pas difficile d'y accéder,
il suffit de fermer les yeux
et
d'y croire.
Publié le 20/06/2009 à 13:49 par lynotte
Il fait gris aujourd'hui,
dans le ciel,
dans ma tête.
Pas moyen de chasser ces nuages,
de laisser le vent souffler
afin qu'ils s'effilochent,
et que les rayons du soleil
puissent enfin apporter
leur lumière.
Il fait gris aujourd'hui,
dans le ciel,
dans ma tête.
Les pensées s'entrechoquent,
se mélangent
puis s'évaporent.
Rien ne reste
et tout meurt.
Il fait gris aujourd'hui,
dans le ciel,
dans ma tête.
Où se trouve le coloriste,
celui qui se cache
au fond de sa caravane
avec ses crayons et ses pinceaux,
avec ses rires et ses pigments,
histoire de remplir
ces images,
de lumières vives et drôles.
Il fait gris aujourd'hui,
dans le ciel,
dans ma tête.
Vite,
quelques mots,
pour écrire moi même le soleil.
Publié le 18/06/2009 à 18:34 par lynotte
Qui voudrait que les jours s'arrêtent,
que le soleil n'existe plus,
et que seule la lune règne à jamais
sur le monde?
Qui aurait envie de devenir sourd,
afin de ne plus entendre
la mélodie des notes?
Qui peut espérer devenir aveugle,
ne plus pouvoir lire,
même du bout des doigts?
Le vie nous donne,
la vie nous reprend.
Nous sommes un jeu de quilles entre ses mains.
Mais qu'importe?
L'important est de vivre,
ne pas focaliser sur un passé ou un futur,
au risque d'en oublier le présent.
Je veux pouvoir me réchauffer encore
sous les rayons du soleil,
laisser cette chaleur se répandre doucement
dans mes veines,
et m'insuffler une énergie
hors du commun.
Je veux pouvoir regarder la vie
au travers de mon regard émerveillé,
tantôt triste,
tantôt gai,
mais jamais lassée de ce que je vois.
Je veux entendre le son du violon,
danser ses rythmes endiablés,
pleurer ses émotions,
m'envelopper d'un ruban
de notes cristallines
comme seul il sait le faire.
Je veux pouvoir
encore et toujours
communier avec les mots,
ne jamais m'arrêter,
car ça,
c'est un morceau de moi.
Publié le 16/06/2009 à 15:58 par lynotte
Le musicien en habits de gala sourit et dit:
Viens, je t'emmène dans ma ronde,
celle des notes de musique
que je laisse éclater à l'air libre
comme des bulles de savon
qui s'envolent au firmament,
se rapprochent du soleil
pour briller de mille feux.
Le dessinateur en habits troués,
éprouvés par les années
ne dit rien, il laisse ses mains parler:
viens, je te crée, te dessine à la lueur de mes crayons.
Vois les ombres prendre forme,
vois surtout la clarté qui apparaît,
autour des arabesques qui t'enveloppent,
j'invente ton paysage,
celui dans lequel tu sauras
te reposer,
celui qui saura te sublimer.
L'écrivain avec ses lunettes sur le nez
se tait.
Les doigts volent au dessus du clavier.
Ils chantent, jouent, rient avec les mots.
L'homme est muet et les écoute chuchoter:
J'écris des histoires,
veux tu entrer dans la mienne?
Vois les couleurs,
sens les odeurs,
écoute les bruits
et viens t'enivrer de ce bonheur
que j'invente juste pour toi,
tu t'y plairas.
A force d'entendre ces mots, qui s'en soucie à présent?
Viens...viens...viens....
Ils font partie du vent.
Publié le 12/06/2009 à 17:25 par lynotte
La nuit, le monde de l'inconscient prend possession du dormeur,
libère son esprit et l'entraine dans des voyages incontrôlés,
ou incontrôlables.
Lorsque le jour se lève et que les oiseaux se mettent à chanter,
que les brumes de l'obscurité disparaissent,
les paupières clignent,
et peu à peu le conscient reprend sa place.
Le corps s'étire, et doucement les yeux s'ouvrent à la clarté,
avec encore le goût du rêve flirtant à la limite des pensées.
Parfois amer, parfois doux,
mais jamais anodin.
Un désir nait alors, une envie,
celle de faire plus que de toucher du bout des doigts
cet irréel devenu réalité, le temps d'un sommeil.
Des idées germent, parfois inconscientes
pour que le réveil ne soit pas la signature de la fin.
Faire perdurer un état de chose
et trouver une certaine félicité.
Il arrive que l'on ait l'opportunité de vivre son rêve.
Alors?
Il ne faut pas hésiter.
Mais le piège est là, guettant dans l'ombre
la seconde d'inattention qui brisera ce mirage.
Il est là, palpable, à portée de main,
si proche que l'on peut enfin s'en saisir
et en faire sa réalité.
Hélas, on s'habitue à tout,
et très vite ce côté merveilleux que l'on désirait
devient normal, acquis.
Il nous appartient.
Peut être durement acquis, mais acquis!
On ne le regarde plus de la même façon,
mais le regarde t-on encore?
On ne mesure pas cette chance de pouvoir réaliser un rêve,
et peu à peu la négligence nous empêche
d'en saisir la juste valeur.
Dès lors,
sans que l'on s'en aperçoive,
peu à peu le rêve s'effiloche,
les fils se perdent,
jusqu'à disparaître totalement.
On a touché ce rêve,
on l'a possédé,
mais on en a négligé sa valeur
il s'en est allé,
la porte s'est refermée.
Publié le 09/06/2009 à 20:19 par lynotte
Imperceptiblement la roue tourne,
immuablement le temps passe,
immanquablement les choses évoluent.
Rien ne s'immobilise jamais,
tout est en perpétuel mouvement.
Dans un sens ou dans l'autre,
les aiguilles ne s'arrêtent pas
et vont toujours plus loin.
Les secondes s'égrènent,
le monde bouge
qu'on le veuille ou non.
La vision se modifie
comme le caléidoscope de la vie.
A chacun de le faire jouer
pour dessiner son futur
autant que cela puisse être possible,
pour assembler des couleurs
venues égayer le noir de la vie.
Publié le 08/06/2009 à 17:54 par lynotte
Il était une fois un billet de tombola.
Pas n'importe lequel
….
Un billet gagnant.
Le lot?
Un voyage.
Pas n'importe quel voyage!
Un voyage dans les profondeurs de l'esprit,
là où le relief est si accidenté
que l'on se demande à chaque pas
si la route empruntée est vraiment la bonne,
quand on ne sait plus où se trouve le nord
pour pouvoir se diriger,
quand on a perdu la notion du temps qui passe
à force de chercher la lumière des étoiles.
Malgré que ce soit un premier lot,
il n'y a pas de guide.
Il faut se débrouiller seul.
Mais c'est exactement ce qu'est la vie...
solitude.
Solitude bien cachée parfois,
mais toujours tapie dans l'ombre,
prête à se dévoiler dès qu'elle en a la possibilité,
avec une préférence pour sortir d'un recoin
comme un diable sortirait de sa boite,
juste au moment où l'on ne s'y attend pas,
déposant un goût amer sur les lèvres,
tel un rouge brillant, attirant, hypnotisant.
Faut-il partir, accepter cette offre?
Faut-il prendre une valise?
Quelles chaussures mettre aux pieds?
Va t-il faire chaud? Froid?
Nombreuses sont les questions!
Pas besoin de se torturer à l'avance,
de toute façon à quoi servira une valise,
elle sera trop lourde et vous serez fatigué de la porter
bien avant le véritable commencement.
Les chaussures?
Elles seront en lambeaux et ne supporteront pas la teneur des sentiers,
pieds nus vous serez pour mieux percevoir où vous marcherez.
Chaud, froid?
Vous serez glacé, glacé d'effroi,
glacé par le noir qui vous enveloppera.
Vous brulerez, vous vous consumerez
au contact des braises qui sommeillent.
Un premier lot!
Mieux vaut parfois ne pas s'y arrêter!
Publié le 07/06/2009 à 13:25 par lynotte
On a parfois envie d'écrire.
On a parfois besoin d'écrire.
Parce que l'on a des choses à dire,
parce que c'est ainsi.
Certains faits nous inspirent,
d'autres nous bloquent.
Mais vient toujours le moment
où les doigts courent seuls sur le clavier.
plus rien ne peut les empêcher.
Ils volent, virevoltent,
et les mots sont là,
de nouveau.
Un geste, un regard, une parole,
et la machine se met en marche.
Il ne suffit de presque rien.
Ces détails infimes s'assemblent,
montent en puissance,
pour venir exploser sur une page blanche.
Une envie de chaleur, de soleil,
retrouver des racines qui chantent,
simplement pour le plaisir de se laisser aller.
Une envie de couleurs qui me démange,
une liberté qui me ressemble.
Une corde qui vibre,
un dessin qui s'affine,
et déjà je ne suis plus là,
mes pensées s'éparpillent
au gré du vent.
Un casque, un blouson et des bottes,
un moteur qui ronronne,
et me voilà partie.
Publié le 05/06/2009 à 17:28 par lynotte
Il arrive parfois,
lorsque la lumière a disparu,
lorsque la nuit a remplacé le jour,
que le soleil s'est effacé devant la lune,
que les mots apparaissent
tels des milliers d'étoiles dans le ciel,
qu'ils se donnent la main et se mettent à danser
pour dessiner des arabesques
sur la toile de mon esprit.
Ils m'invitent alors à suivre leur musique,
à entrer dans leur ronde
pour faire le tour du monde
au gré de leur fantaisie.
Ce refuge est sans fin,
renouvelé chaque matin
pour aborder le temps qui passe
pour éviter que la corde
sur laquelle j'évolue,
tel un acrobate,
ne casse.
Chaque lettre est un pétale,
chaque mot une fleur
qui tente de me réveiller au monde
par sa douceur,
celle que je ne veux plus voir,
en qui je ne veux plus croire.
Alors je laisse mes mots me bercer,
je les prends dans ma main
et les serre contre moi
en attendant demain.
Publié le 04/06/2009 à 19:57 par lynotte
Parfois le vide est si grand
qu'il en devient néant.
Plus question de le combler,
il vous enveloppe,
on finit par s'y habituer.
Voilà ce que je ressens.
Un grand vide qui progressivement fait partie intégrante de moi.
Le manque s'estompe peu à peu,
l'incompréhension s'est envolée,
seule reste la résignation.
Les questions que je me posais se sont effacées.
J'avais des peurs,
je ne les entends plus.
L'éloignement, le silence, l'oubli....
j'ai apprivoisé tout cela
au point d'en perdre la mémoire.
J'ai besoin d'un silence
où m'abreuver,
besoin d'une pensée où me réfugier.
Mais ce silence m'enlève tout hélas
et j'apprends à vivre sans.
A force de m'en passer
viendra un jour où je n'en aurai plus besoin.
Un geste, un mot, sont si peu et représentent pourtant tellement.
Je le sais mais mes lèvres se sont scellées.
Cette histoire en pointillé était si magique,
chaque point étant relié par des mots.
Pourquoi n'est-elle devenue que souffrance,
source d'errance?